Le Parfum des Etoiles
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Tranzistor n°30 - Hiver 2007/2008:
Avec sa pochette intrigante, “Le Parfum des Etoiles”, premier album autoproduit d’O-rudo, dégage suffisamment de mystère pour donner envie à l’auditeur de s’aventurer dans son univers. Il est probable que le nom de ce groupe ne vous dise rien, car ce combo lavallo-nantais existe seulement depuis un an. Et pourtant dès la première écoute, l’on pourrait penser qu’ils jouent ensemble depuis plusieurs années tant ils maîtrisent parfaitement leur sujet.
Nos quatre musiciens créent une musique à la fois singulière et très référencée, vintage et contemporaine, entre le psychédélisme floydien et l’electro éthérée de Air. Mais la comparaison s’arrête là, car le groupe possède déjà une vraie personnalité musicale, caractérisée par son aisance mélodique et la subtilité avec laquelle il fusionne machines et instruments live. Dans un esprit résolument pop, O-Rudo alterne parfaitement mélodies electro et guitares rock explosives, savamment orchestrées par des arrangements originaux. Chaque piste ouvre une nouvelle porte, imprime une nouvelle atmosphère, entre ambiances cool et tensions électriques. Avec leurs compositions tantôt tubesques (“Le Parfum des étoiles”, “Just a Perfect Day”), tantôt puissantes (mention spéciale pour “For You”, “The Trip”), les quatre garçons dans le vent (stellaire) d’O-Rudo nous livrent un album homogène et réussi. Leur passage au Foirail en septembre dernier n’a fait que confirmer la qualité de ce disque, idéal pour le travail ou à écouter peinard sous la couette. Peu importe l’endroit, l’effet reste le même : ivresse musicale et addiction immédiate garanties.
Rico F
Longueur d'ondes n°42 - Hiver:
A quoi ressembleraient aujourd’hui les disques de Air si le duo n’avait pas chaussé ses plus confortables pantoufles pour ne servir, depuis quelques années,que de tièdes bouillies régurgitées ? O-Rudo, sciemment ou pas, apporte en partie la réponse. Trompeur au début tant les sons semblent tout droit sortir d’une prod signée par nos chers Versaillais, la suite est truffée de surprises et d’ingéniosité. L’humain et la machine se confrontent au cours de symphonies spatiales, évocatrices de sensations extatiques comme l’immensité, la vitesse, l’expansion…
Certains titres renvoient à des constructions kraftwerkiennes, strictes et souples à la fois, tandis que la voix, très souvent “vocoderisée”, suit des schémas plus pop. On pense à Portishead sur l’intro de In the Sky, mais aussi à Archive, Death in Vegas, etc. De bien belles influences diluées dans un premier opus suave et enivrant. Serait-ce donc cela, le parfum des étoiles ?
Cédric Manusset
Batteur Magazine n°209 (Décembre 2007):
"Un quartet nantais vraiment pas comme les autres, qui se définit comme "groupe de musique psychédélipop". En tout cas, la musique distillée par O-Rudo est indéniablement atypique, avec des ambiences oniriques et inspirées. Avec un bon batteur (Alain Charmoille) et un univers électro inspiré de Air ou Pink Floyd qui passe bien grâce à une instrumentation variée. Les synthés sont très présents mais, selon les morçeaux, la trompette ou le MIDI Evi (Electronic Valve Instrument) se marient avec un Vocoder, les cordes avec un choeur et une harpe, et le trio guitare-basse-batterie prend le relais avec des nuances sur les neufs plages qui vont de l'aerien au psychédélique. Un bon premier album autoproduit !
Laurent Bataille.
D-Mute - Octobre 2007:
La musique n'a t-elle pas comme principal but de nous transporter ? Théorie que n'auraient d'ailleurs pas renié les pionniers du rock psychédélique : créer musicalement un périple intérieur, mystique...
Et O-rudo ne semble pas l'ignorer, la musique semble être pour eux un puissant psychotrope : ambiances oniriques ou cinématographiques, claviers aériens, éruption de guitares, leurs instruments les mènent où bon leur semble. On ne peut cependant éviter la comparaison avec Air (l'intro du Parfum des étoiles ou le piano de The trip) ou I Monster> (l'entraînant Perfect day). Mais celle-ci s'arrête là. Le groupe Nantais possède déjà une vrai personnalité musicale. Alternant mélodies electro et explosion de guitares (le bien nommé The trip) et soutenu par des arrangements subtils, nos quatre comparses savent provoquer montées d'adrénalines ou rêveries mélancoliques.
La mention spéciale est à réserver au titre For you : les cordes et la trompette dressent le climat sombre, quelques arpèges de guitares font monter la tension d'un cran (Morriconne n'aurait d'ailleurs pas renié cette intro), jusqu'à l'implosion du morceau et l'arrivée d'une guitare survoltée, toute distorsion dehors. Le morceau se termine sur un impeccable solo de trompette. Avec ses compositions alliant puissance et subtilité, le groupe nantais propose un voyage musical des plus originaux et des plus aventureux.
Chroniqué par Cyril le 25/10/2007
Tohu Bohu n°9 - Automne:
[quote]Pas l’once d’une notoriété, si minime soit-elle, un nom tenu secret dans le coin avant la parution de ce premier disque. Étonnement, d’autant que le contenu musical de ce disque signé O-RUDO surprend. On croirait clairement entendre un nouvel album de AIR. L’électro planante et psychédélique du duo français fait donc des émules ! Mais O-RUDO dépasse cette simple et évidente comparaison en allant aussi s’inspirer Outre-Rhin de groupes comme KREIDLER, TARWATER et piocher le meilleur de leur utilisation des machines et, comme eux, affirmer un certain respect des mélodies. Toutefois, les quatre compères revendiquent les instruments live. Batterie, trompette, guitare et basse participent à l’écriture et à la lecture des morceaux et la voix, même robotisée via Vocoder, apporte une touche organique bien souvent absente à ces univers musicaux. La musique d’O-RUDO est une de celles qui inspirent des images, une de celles qui accrochent très vite.
Cécile Arnoux
Le Sonar - Octobre 2007:
Ainsi va la vie, les modes remplacent les modes.
Après les baggy extra extra larges, les énormes baskets, les planches à roulettes et les joujoux pour adultes qui ressemblent à des Kinder suprises ; les « djeunss » revêtent la panoplie rock et se trémoussent sur Justice.
Ces derniers ne jurent que par Daft Punk et consorts. Au final la « French touch » des années 1995-2000 se retrouve phagocytée par les néo techno rockeurs. En parallèle, Air, duo ovni de cette fameuse « touche franche », biberonné au Pink Floyd, au progressif et au kraut rock, lui aussi suscite des vocations. Adeptes d’instruments que l’on imagine plutôt dans un atelier d’electronicien (le midi evy ou le vocoder), le quatuor nantais a enregistré 9 titres cosmiques, certes marqués par le duo versaillais mais aussi par Brian Eno ou Archive. « Le parfum des étoiles » est un bel album de pop mélancolique et planante et leurs auteurs des jeunes gens à suivre de près.
Manu Legrand

